Magyd Cherfi

Vendredi 19 mai – Théâtre Na Loba, Pennautier
20h30 – 12 € / 10 € / 8 € / 5 €

18h – Rencontre autour du livre « Ma Part de Gaulois » à la salle de la Tour (entrée libre)

19h30 – Présentation du projet « Arab’Oc – Cuisine » + buffet offert

20h30 – Concert au Théâtre Na loba (12 € / 10 € / 8 € / 5 €) – réservation sur www.digitck.com

MAGYD CHERFI [chanson]

Après la sortie de son nouveau livre « Ma part de Gaulois », le chanteur et parolier du groupe Zebda revient pour nous présenter son 3ème album solo, en mixant un sens du rythme festif et une acuité qui porte à la mélancolie…Catégorie Reine, c’est l’album fidèle, fidèle à ses doutes, à son humour noir, aux filles, aux femmes, à sa mère éternellement convoquée au sang de sa rime. C’est un album fidèle à ses combats de républicain désabusé, de fils de la banlieue nord de Toulouse, fidèle à son combat pour un monde plus fraternel pour une constitution universelle cosmopolite. Fidèle aux parias de toutes les colères. Toujours il écrit « comme on se venge ».

La chronique de Pascal Cabioch (Le Télégramme 31/03/2017)

« Un an après la sortie de son second livre (« Ma part de Gaulois », qui fut en lice pour le Goncourt) et déjà dix après son deuxième album solo (« Pas en vivant avec son chien »), Magyd Cherfi est de retour, avec toujours la plume ciselée en main et l’émotion à fleur de peau. Comme dans son dernier ouvrage, le Toulousain réveille ici ses souvenirs d’enfance. Les relations délicates avec les filles (« Les filles d’en face »), un environnement social difficile (« Les gens tristes » en duo avec Olivia Ruiz), la vie de quartier (« Rue des hyènes », « En ce temps-là »)… Les rires ne sont jamais très loin des larmes avec le chanteur de Zebda, surtout quand il évoque ses parents : « Inch’allah peut-être » (« la promesse qui a un mais, et tant pis si ça n’arrive jamais ») et « Pleurer sa mère… tant la vie est amère » pour maman ; « Tu » (« ce mot de deux lettres sans pitié venues là pour te tutoyer ») pour papa. Souvent poignant, parfois festif et toujours attachant, Magyd Cherfi nous fait partager son amour des mots et de la vie, qu’il soit accompagné d’une simple guitare acoustique ou des rythmes plus exotiques, dans une « Catégorie reine » qui lui va très bien. »

18h – Rencontre autour du livre « Ma Part de Gaulois »
Pennautier – salle de la Tour (entrée libre)

C’est l’année du baccalauréat pour Magyd, petit Beur de la rue Raphaël, quartiers nord de Toulouse. Une formalité pour les Français, un événement sis mi que pour l’“indigène”. Pensez donc, le premier bac arabe de la cité. Le bout d’un tunnel, l’apogée d’un long bras de fer avec la fatalité, sous l’incessante pres sion énamourée de la toute-puissante mère et les quolibets goguenards de la bande. Parce qu’il ne fait pas bon pas ser pour un “intello” après l’école, dans la périphérie du “vivre ensemble” – Magyd et ses inséparables, Samir le militant et Momo l’artiste de la tchatche, en font l’expérience au quotidien.
Entre soutien scolaire aux plus jeunes et soutien mo ral aux fi lles cadenassées, une génération joue les grands frères et les ambassadeurs entre familles et société, tout en se cherchant des perspectives d’avenir exaltantes. Avec en fond sonore les rumeurs accompa gnant l’arrivée au pouvoir de Mitterrand, cette chro nique pas dupe d’un triomphe annoncé à l’arrière-goût doux-amer capture un rendez-vous manqué, celui de la France et de ses banlieues.
Avec gravité et autodérision, Ma part de Gaulois raconte les chantiers permanents de l’identité et les impasses de la république. Souvenir vif et brûlant d’une réalité qui persiste, boite, bégaie, incarné par une voix unique, énergie et lucidité intactes. Mix solaire de rage et de jubilation, Magyd Cherfi est ce produit made in France authentique et hors normes : nos quatre vérités à lui tout seul !

“Dire que j’écris me gêne, complexe d’ancien pauvre, d’ex-fils-d’immigré, d’épisodique schizophrène car j’suis devenu français. J’ai du mal à écrire car je m’écris et m’écrire c’est saisir une plaie par les deux bouts et l’écarter un peu plus. La plume m’a séparé de mes compagnons d’infortune, tous ces « Mohamed » de ma banlieue nord hachés menus par une société qui a rêvé d’un « vivre ensemble » sans en payer le prix. Je raconte une fêlure identitaire, un rendezvous manqué. C’était l’année 1981, la gauche arrivait au pouvoir la besace pleine de l’amour des hommes et les premiers Beurs accédaient au bac. Le bac, une anecdote pour les Blancs, un exploit pour l’indigène. Tout était réuni pour cette égalité des droits tant chérie. La promesse d’une fraternité vraie semblait frémir. Pourtant la rencontre de la France et de sa banlieue n’a pas eu lieu, elle n’a toujours pas vu la lumière car l’exception française persiste, celle d’être français et de devoir le devenir…”
Magyd Cherfi

+ présentation du projet « Arab’Oc – Cuisine » + buffet offert

Projet réalisé de mai à juin, avec le Pôle Famille du centre social Jean Montsarrat et la Calandreta de Carcassonne, en partenariat avec l’IEO et le Trenel, autour de la préparation de recettes occitano-orientales
Dans le cadre du projet « Arab’Oc », qui croise les cultures arabe et occitane – en lien avec le Festival Total Festum

« Arab’Oc » = rencontre entre les culture occitane et arabe. Après avoir lancé le projet « Arab’Oc – Musique » autour d’une création musicale associant les élèves de l’école Ferry et de la calandreta de Carcassonne, accompagnés par les musiciens du groupe Du Bartas, 11bouge met en place « Arab’Oc – Cuisine » : création de recettes « occitano-orientales », avec les parents du Viguier et de la calandreta, encadrés par le pôle famille du centre social Jean Montsarrat, le Trenel et l’IEO. Première dégustation le vendredi 19 mai à 19h au Théâtre Na loba, à l’occasion de la venue de Magyd Cherfi !
A venir dans le cadre de Total Festum 2017 : « Arab’Oc – Danse », « Arab’Oc – Instruments », « Arab’Oc – Sciences »,…
+ d’infos : http://magydcherfi.com/

Magyd Cherfi

 

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée.